06 septembre 2009

Tragédie nationale ...

Cette fois-ci il n'y a plus aucun doute, et ce malgré ces rumeurs millénaire qui voulaient le faire disparaître trop tôt.

Oui, j'ai appris, malgré tous ces kilomètres qui me séparent du vieux continent, le décés de mon mentor, mon maître à penser ... Sim ... le roi de la gaudriole qui restera pour toujours LA référence en matière du "comique de faciès".

Aussi, à travers ce blog et en forme d'hommage chaleureux à sa personne, j'en profite pour vous annoncer le retour imminent de mes époustouflantes aventures ... Non il n'y a pas encore de date fixée. Je sais que le suspens est maintenant tellement insoutenable que vous ne le soutenez plus et que vous ne suivez plus mes péripéties. Tant pis, je le fais avant tout pour le plaisir personnel et pour sustenter le penchant voyeuriste de certain(e) d'entre vous (sachez qu'il y des gens qui me suivent depuis l'Afrique du sud, salut à vous)

Je vous invite, afin de ne pas manquer ce retour tant attendu, à vous abonner à la newsletter (le fameux pigeon voyageur bionique).

Voilà, c'est dit.

SIM FOREVER !

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31 juillet 2009

EN GREVE !!!

En tant que PDG du groupe Gregochili S.A. ,je me dois de vous annoncer, à mon grand désarroi, que toute l'équipe (journaliste, rédaction et imprimerie) de Gregochili a déposé un préavis de GREVE SURPRISE reconductible indéfiniment (imaginez vous les fourbes) au motif qu'ils n'ont pas le temps nécessaire pour rédiger autant d'absurdités mais surtout qu'ils sont surexploités vu la quantité qu'il y a à transcrire.

En espérant un retour à la normale rapidement (je m'en vais te les virer tous à grands coups de pied au cul ça va pas faire un plis moi je vous le dit).

Merci de votre compréhension

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27 juin 2009

Ça commence bien 2 … ou Le retour de l’administration, en VO cette fois-ci

Comme au cours des préparatifs du voyage, il me parait nécessaire de s'organiser et de faire le choses dans l'ordre, histoire de ne pas trop s'éparpiller et de ne pas se perdre dans le labyrinthe administratif chilien que j'ai eut l'occasion d’entrapercevoir à Paris, sauf que là, ils jouent à domicile, donc pas question d’espérer la plus petite aide ni même qu’il y ait quelconque personne sachant balbutier le moindre mot de français. Mais avant toute chose, en terminer avec l’administration française avant de s’attaquer à l’autre et ô grand jamais entremêler les deux, sinon c’est à vos risques et périls et je trouverai très dommageable de me faire rapatrier pour raison de santé mentale.

Je me dirige tout d’abord vers l’ambassade de France à Santiago car, me semble-t-il, ils doivent être le plus au fait pour me renseigner … Curieux, encore une impression de déjà vu … enfin bref, je commets de nouveau, la même erreur de croire que les gens représentant un état puissent détenir des élément qui me serviraient. Aucunement ! Ils sont juste là pour faire acte de présence. Et je m’en rend compte une fois de plus, trop tard. Car, il faut savoir que, quand on s’expatrie, il faut aller s’inscrire sur les registre de son ambassade … mais ce que l’on ne vous dit pas, c’est qu’il faut avoir un visa et donc la résidence dans le pays. Ceci, je l’ai su suite à un réveil relativement matinal enchaîné avec 1h30 d’attente puis par un entretien avec une dame de l’ambassade qui s’est trouvée fort étonnée que je lui demande mon inscription sur ce registre sans aucun papier. De fait, je n’existe pas au Chili, je suis seulement un touriste de plus mais qui à une adresse fixe. Juste j’ai eut le droit de remplir ce qu’il appellent « une fiche de passage », dont ils doivent se servir de papier hygiénique les jours de pénurie tant l’intérêt est grand, document qui dit que je suis bien là où je suis … formidable … j’aurais envoyé une carte postale ça aurait été pareil. Toutefois, dans la discussion, j'ai saisi un élément non négligeable, celui de s'orienter vers la chambre de commerce franco-chillienne qui a les contacts nécessaires avec les entreprises pour trouver un emploi.

Oui ? J’entends un sorte d’agitation qui proviendrait du fond de la salle. ENCORE VOUS !!! Avec vos maudits papiers de bonbons. Mais c’est que vous aimez vous faire remarquer bon sang de bois !!! Keskekoi ? Vous avez une question à poser … … AAAAAaaah ! … … et bien faites, mais qu’elle soit pertinente sinon gare à votre matricule.

- « Comment faire pour détenir cette précieuse résidence ? "

Et vous êtes fier de vous ? Non content de ruminer des sucreries et de faire un vacarme assourdissant avec vos plastiques qui trouble horriblement l’attention de vos comparses de lecture, attentifs EUX, vous m’interrompez en plein développement par cette ineptie !!!

Quelle impatience je vous jure. Ces jeunes de nos jours, plus aucun respect.

Bien ! Reprenons. J’allais donc dire, avant ce grossier contretemps, que pour s’établir au Chili il faut un numéro d’identification appelé RUT (ne me demandez pas la signification ou plutôt si, mais vous n’aurez pas de réponse). Ce numéro pourrait correspondre au numéro de sécu français à la différence qu'ici sans RUT tu ne peux absolument rien faire car c’est non seulement le numéro d’identité mais aussi celui du permis de conduire, de santé jusqu'à celui de la carte de supermarché et surtout, sans , tu ne peux pas ouvrir de compte en banque, travailler, recevoir de salaire autrement qu'en liquide (absolument illégal), ni cotiser au système de santé, ni louer, ni acheter (voiture ou maison) quoi que ce soit … RIEN DU TOUT !!!. En clair, sans, t'existes pas. Pour obtenir ce numéro, pour un étranger comme moi qui n'est ni multi-milliardaire, ni réfugié politique (quoique avec l'autre peigne-cul je me demande si ça n’aurait pas été accepté), il faut avoir un travail … ??? … Non non, je ne suis pas devenu halzeimer en écrivant ces 6 dernières lignes. Figurez vous qu’il y a une subtilité.

Explication dans les règles de l’art, comme les choses sont sensées se passer officiellement : J’arrive et je suis touriste, je n'ai donc rien. Je me mets en quête d'un travail que je trouve par je ne sais quel miracle. Mon employeur me fait un contrat de travail officialisé devant notaire, avec lequel et d’autres papiers je fais une demande de visa sujet à contrat, valable 1 an, (la subtilité commence ici -->) mais je n’ai toujours pas le droit de travailler. Une fois la réception de la réponse du visa effectué (attendre environ 1 mois) soit ils me refusent et là c’est réglé, j’ai juste à rentrer en France la tête basse, soit ils m’acceptent et dans ce cas je peux aller chercher (NDLR : ici, aller chercher signifie recevoir en échange de quelques émoluments) un permis de travail provisoire en attendant et seulement à partir de ce moment je peux me mettre au boulot légalement, mais je n’ai toujours pas de RUT(<-- fin de la subtilité). Ça, ça viendra plus tard, avec le visa, mais je n'ai toujours pas de sécurité sociale, ni cotisations, ni même je ne suis inscrit aux impôts … le grand paradoxe chilien …

Tout cela repose bien entendu sur la seule et unique bonne volonté du patron à te faire un contrat de travail et attendre que tu reçoives ton foutu papier. Réellement, tu bosses au black en croisant les doigts qu’il n’y ait pas l’inspection du travail qui passe par là.

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22 mai 2009

Primer dia en America del Sur

… 9h20 plus tard …

Atterrissage à 10h25. Montevidéo, Uruguay

Pendant le vol, je me suis retrouvé à côté de 3 suisses-allemands fort juvéniles, ma foi relativement sympathique, qui s’extasiaient d’aller 3 semaines en Uruguay. A priori, ils devaient vivre reclus dans une grotte au fin fond des alpes teutonnes, préservés jusque là de la lumière, tant leur peau était blanchâtre, semi-transparente. Certes la communication en germano-franglais (eux ne parlaient pas un mot d’espagnol) ne fut pas facile mais, fort de mon voyage précédent, je me suis empressé de leur donner quelques petits conseils, du style "mettre de la crème" parce que là-bas, le soleil ne brûle pas, il te rabote la peau à grand coup de toile émeri, ainsi que de leur indiquer quelques lieux de passage obligatoire quand on se rend dans ce pays incroyablement paisible et reposant.

En définitive, j’aurai peu dormi, ou plutôt souvent été réveillé pendant le vol.. Soit par un de mes voisin qui veut se lever, soit par un enfant qui pleure, soit par le bruit des réacteurs, soit par moi même qui ne peut m’arrêter de gamberger. Aucune importance et comme diraient les MC Warriors « Tu l’as voulu, tu l’as eut … » (je laisse la suite aux connaisseurs). Je surmonterais la fatigue, nous sommes dorénavant en territoire sud américain, c’est pas le moment de flancher.

Je descends de l'avion sous un soleil de Bismuth (élément plus lourd que le plomb) et instantanément je perds 2 Kgs, uniquement de transpiration. Il m’apparaît alors nécessaire d’opérer à quelques adaptations climatiques.

… Téléchargement de la mise à jour de « plugin sud américain.1.17.2009 »…

Direct j’enlève mon blouson, ma veste et mon pull à peine descendu sur le tarmac de l’aréoport. Heureusement que je n’ai pas à récupérer mes bagages (pour ceux qui n’auraient pas été attentif relire l’artic’ nommé The travelling’s …) sinon je me serais asséché séance tenante. Chose fort sympathique que j'ai pu faire, car normalement je devais juste rester en transit et attendre de nouveau pendant 7h dans une salle, car l’aréoport de Montevideo n’a rien à voir avec celui de Madrid mais, en demandant gentillement avec un large sourire et en s’acquittant de la taxe d’aréoport de 31 $, ils vous laissent sortir. D’autant plus que, non seulement je n’avais aucune envie de rester enfermé à me tourner les pouces par un temps comme celui là, mais surtout, j’avais prévenu une amie uruguayenne, que j’ai eut l’heureuse occasion de rencontrer l’an passé, de mon arrivée. Me voici donc avec, une fois de plus, un joli coup de tampon uruguayen sur mon passeport.

Tampon_Uruguay

Tout comme à Madrid, je tourne et je galère vite fait pour trouver un distributeur et un locutorio pour avertir la señorita que je suis bien là. Peu de temps après, la voilà qui me rejoint et rapidement on se décide à prendre un taxi et aller se rafraîchir à la plage. Comprenez par là, qu’avec la chaleur ambiante, je parle aussi d’aller boire quelques bières posés dans le sable. C’est qu’il fait quand même 38ºC à l'ombre des quelques ridicules arbrisseaux qui nous abritent et que nous disposons de suffisamment de temps pour y être armoire … euh … commode.

… Initialisation de « plugin sud américain.1.17.2009 » …

Tout juste le gros orteil posé dans le sable, je me hâte de défaire tout élément superficiel susceptible de retenir quelconque degré centigrade. Me voilà maintenant torse nu et en tong mais tel un grand olibrius, dadais, gourdiflot que je suis (j’ai eut du mal à me décider donc je vous laisse choisir le meilleur qualificatif), je n’ai pas, avec moi, le nécessaire de baignade alors le trempage se limite aux genoux avec le pantalon pas assez retroussé.

Aaaaaaaah ce qu’on est bien quand on fait rien, c’est toujours dans ces moments là que le temps passe trop vite et que l’on voudrait que ça dure mais il est déjà l’heure pour moi de repartir.

… Installation de « plugin sud américain.1.17.2009 » …

Nous reprenons donc le taxi en direction de l’aréoport, quand sur le chemin, je commence à ressentir, comme qui dirait, "un léger tiraillement" qui part du haut du front jusqu’au plus bas du menton, n’épargnant aucunement quelconque partie, aussi insignifiante soit elle, de mon visage. J’ai la vague impression d’être passé sous un chalumeau et que mon cœur s’est déplacé pour désormais venir battre dans ma tête. Je suis rouge écarlate, tel le homard qui sort de la marmite bouillante. Je ne pense pas qu’on puisse appeler ça, un coup de soleil, mais plutôt, une cuisson à très haute température. Ça va bien de donner des conseils à ses voisins helvétiques si on est pas capable de les appliquer à soi même.

Une fois affranchi des corvées aréoportuaires, je me rue aux toilettes histoire de passer un peu d’eau sur le poêlon qui me sert de face, d’enlever le sable qui rempli mes poches et de me faire un petit peu plus présentable au moment de passer la douane, faudrait pas non plus qu’il me prennent trop pour un touriste hippie en tong, déjà que mon pantalon est à moitié trempé il s’agirait de ne pas en rajouter aux apparences.

Le temps de prendre une dernière consommation ensemble (bière) et quelques photos souvenirs, il est déjà grand temps pour moi d'aller embarquer … Ah non pas tout de suite en fait … Je sais pas pourquoi mais je le sentais, le douanier me demande d’ouvrir mon sac. Je m’exécute et le voilà qui attrape La Boule avec vigueur et essaye de l’ouvrir comme un forcené.

- « Oulla non l’ami ! Non seulement ça ne s’ouvre pas mais en plus c’est fragile !» lui dis-je avec stupeur (ne vous y trompez pas, je ne suis plus accompagné).

- « Et qu’est ce que c’est alors ? » me dit il.

J’ai comme une impression de déjà vu, pas vous ? Je lui explique et lui donne le même exemple qu’avec le douanier français et … même réaction … il s’en va voir ses collègues et commence à faire mumuse. Mais enfin !!! Qu’est ce qu’ils ont tous ces douaniers à jouer avec cette boule !? Sauf que là, rapidement, il revient, à moitié gêné et me demande si je peux lui traduire la réponse. Haaaaahaha. Heureusement que c'est écrit en français sinon j’en serais pas sorti. Enfin bref, cette fois-ci c'est la bonne, dernier trajet de 2h avant d'arriver, après toutes ces étapes, à destination.

Vol qui m’est apparu super court. Tellement je suis fatigué de l’attente, des vols précédents et de la journée à la plage que je me suis endormi, l’avion à peine décollé.

Atterrissage à 19h00. Santiago, Chili

… Finalisation de l’installation de « plugin sud américain.1.17.2009 » …

Et bien nous y voilà c’est ici que commence une nouvelle vie pleine de rêves et de chimères, porteuse d’espoirs et d’illusions où le Piscola et le rhum coulent à flot sur les poitrines des femmes dénudées qui s’offrent à vous telles des … Mais voyez vous que je m’évade avec cette vive verve volubile qui m’enveloppe voire m’envoûte et vouvoie votre vieille voiture violette velue …vroum … (NDLR : euh non, là ça veut plus rien dire, dommage, sinon c’était une belle allitération. Veuillez reprendre au début de la phrase et vous arrêter à « envoûte ». Merci).

Mais bon, avant toutes choses, reprendre mes bagages et passer la douane, on verra plus tard pour les chimères porteuses de rhum dénudé.

Passage devant la police internationale, après 1h de file d’attente, me voilà avec un nouveau coup de tampon, chilien Tampon_Chile cette fois-ci, puis retrouvage des poids, enfin pas tout à fait. Je récupère d’abord la mallette à roulette et j’attends mon gros sac. J’attends tellement qu’il n’y a plus personne de l’avion autour de moi, ni même une seule valise qui passe sur le tapis roulant, quand un responsable des bagages s’approche de moi et me demande ce que je suis en train d’attendre parce qu’il n’y a plus rien en provenance de l’avion.

Qu’ois-je ? Qu’entends-je ? Serait-ce une espièglerie sud américaine visant à me souhaiter la bienvenue ? Une caméra cachée ? … ? Non ? … ? Définitivement non ? … Z’êtes sûr ? Bon, ça commence bien. Bah, le rêve, l’espoir et tout le tralala ce sera vraiment pas pour aujourd’hui. La verve est vite retombée (sans jeu de mots graveleux SVP).

Je m’en vais donc faire une déclaration de perte de bagage, tout ça en espagnol bien entendu. Je fais la description complète du sac, je rempli un petit formulaire avec nom, prénom, adresse et téléphone quand la demoiselle me dit - « et qu’est ce qu’il y avait dans votre sac au cas où on ne le retrouverais pas, qu’on sache combien vous indemniser ? »

Je prendrais cette petite phrase irrémédiablement comme un trait d’humour afin de ne pas péter les plombs et je lui réponds - « Vous préférez la réponse courte où la réponse longue ? »

- « La courte »

Alors je vais vous dire – « Juste 26 ans de ma vie ! »

- « Ah ! … Et c’est quoi la réponse longue ? »

- « Alors … laissez moi réfléchir deux secondes …TOU(TE)S mes caleçons, mes chaussettes, mes t-shirt, mes pantalons, mes pulls, mais aussi 3 bouteilles de vin, des petits gâteaux, mon disque dur contenant ma musique, mes films, et mes fotos depuis 5 ans, les papiers que je me suis fais chier à faire avant de partir, différents cadeaux que m’ont fait les amis pour mon départ et une multitude de souvenirs à la con, qui va depuis la peluche quand j'étais môme jusqu'à la dernière place de concert où je suis allée (Fumuj) et je dois certainement oublier des choses. »

- « Ah … Difficile à rembourser effectivement … »

- « Oui, plutôt ! »

- « Mais ne vous inquiétez pas, votre sac doit sûrement être resté à Montevideo. Il y a un vol tous les jours en semaine, donc si il est resté là-bas, vous devriez pouvoir le récupérer lundi »

- « … … Mouais … … merci quand même. »

Je me dirige ensuite vers la douane. Non ? Mr le douanier vous ne voulez pas jouer avec La Boule vous aussi ? Certain ? Bon tant pis je l’avais pourtant préparé. Je sors donc de l’aréoport , un petit peu soucieux, sans le principal de mes affaires. Mais heureusement, mon pote Gaël est là pour venir me chercher et on passe un bon moment de délire puis nous rentrons à la maison pour retrouver toute la famille que j’ai pas vu depuis l’an dernier.

On passe la soirée tranquillement, on papote, on mange puis un peu plus tard Gaël et moi allons voir un de ses potes que j'ai déjà eut l'occasion de rencontrer … il y a 8 ans … wouaw.

… La mise à jour de « plugin sud américain.1.17.2009 » est terminée et bien installée …

1ère journée en Amérique du sud bien chargée.

Le week-end se passe et le lundi, 8h30 le téléphone sonne. C’est pour moi !?!?!? Lan Chile qui me préviennent qu’ils ont retrouvé mon sac qui avait été déchargé par erreur à Montevideo. Je serais finalement resté 4 jours avec un caleçon, un T-shirt et un pantalon mais c’est pas grave, ici c’est l’été, ça sèche vite.

Bienvenue à vous et merci d’avoir choisi le Chili !



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05 mai 2009

Madrid ou 7h30 dans le vent

… Suite…

2h plus tard atterrissage à Madrid, Espagne

Bon bah là, déjà que j’en ai pour 7h30 d’attente, il a fallut que l’avion arrive avec 15 minutes d’avances, heureusement que j’ai pris des mots croisés et des jeux à la con pour passer le temps moi je vous le dis. Mais, en premier lieu, récupérer le gros sac puis passer la douane, ce qui se fait en 10 secondes. Cette fois ci, je me retrouve tout seul avec 33 Kgs plus mon didj sur le dos et 10 Kgs à tirer, croyez moi, ça fait du sport. Ensuite, trouver au plus vite le guichet d’Ibéria pour la correspondance de Montevidéo afin de se débarrasser de ces entraves qui me font suer (au sens propre comme au figuré). Je cherche les panneaux d'affichages que je ne trouve pas, car forcement, je suis arrivé au niveau des « arrivées » (ce qui me parait, sommes toutes, fort logique) donc le temps que je déniche un plan de l’aréoport et que je rejoigne l’endroit des « départs » il m’a fallut 15 bonnes minutes avec tout mon chargement.

Cette fois, je suis bien devant le bon tableau mais, premier problème, aucun avion d’Ibéria n’est affiché au décollage de toute la journée !!! Y aurait il une grêve surprise (ah non, c'est vrai, on est pas en France ici hahaha) ? Aurais-je la berlue ? Serais-je en pleine méprende de ma part de moi-même ? Me serais-je de nouveau fourvoyé de panneau ? M’équivoquerais-je (je sais ça ne se dit pas en français mais en espagnol SI) d’heure, pire, de jour ? Où sont les toilettes ? Qu'est-ce que l'univers ??? Autant de questions sans réponses qui se sont accumulées dans mon cerveau en moins d'une demi secondes. Autre détail nettement plus curieux et inquiétant, entre 0H00 et 5h00 du matin il n’y a aucun vol de programmé et je suis censé décoller à … 1H05 … à croire que l’aréoport est fermé la nuit .

Je vérifie mes billets, non, c’est la bonne heure, la bonne date et la bonne compagnie. Mais comment c’est possible alors ?!?!?!?!

Je crois qu’il est grand temps d'avoir recours à mon espagnol fluide et limpide que je manie sur le bout de la langue grâce à mes deux petits mois passé l’an dernier … devinez où … et bien oui, vous voyez juste, malgré un léger strabisme divergent pour certain(e)s, en Amérique du sud, et que j’ai eut grandement l’occasion de pratiquer depuis … seul devant mon pc pendant toute une année … en clair, c’est pas gagné.

Après avoir regroupé mes quelques et lointains souvenirs et avoir tourné la phrase dans tous les sens au minimum 20 fois, je m’aventure en quête du précieux renseignement. Non sans mal, mais nous nous sommes compris et je sais maintenant que je ne suis pas, une fois de plus, dans le bon terminal et que je dois me rendre à l’autre bout de l’aréoport. Allons y, marchons … marchons … marchons … c’est que ça commence à être lourd ces sacs. Petite pause histoire de récupérer et de tarir le fleuve de transpiration qui s’écoule le long de ma colonne puis je me remet en route, ça au minimum 5 fois. C’est qu’à mon grand malheur, il est looooong l’aréoport de Madrid.

Maintenant que je suis parvenu à ma destinée, je me remet à la prospection du saint panneau qui, je vous le donne en 2012, affiche la même chose que celui situé aux antipodes d’où je viens, c'est-à-dire toujours rien de bon qui vaille. GRRRRRrrrrrr !!! Cette fois ci, je n’hésite plus et je demande keskekoi au premier clampin que je trouve sur mon chemin susceptible de m’orienter avec certitude.

Ruisselant et croulant sous le fardeau, j'interpelle le pecnot d'un ton fort enjoué (Notez la pointe d'ironie) qui me répond en ces termes traduits du castillan : - « Ah non Mr, vous avez dû mal comprendre, effectivement les vols avec Ibéria ne se trouvent pas dans le terminal d’où vous venez, mais ils ne se trouvent pas non plus dans celui-ci. »

- « … … … ?!?!?!?!?!?! » Imaginez que j’ai les yeux grands ouverts d’étonnement / d’incompréhension.

- « En fait, il faut aller au terminal 4 qui est bien de l'autre côté de l'aréoport mais on ne peut s'y rendre qu'en prenant la navette à partir de là où vous venez. »

- « … … … … … ?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?! » Imaginez moi maintenant avec les yeux grands écarquillés en train de me demander s’ils veulent ma mort ou juste que je devienne fou.

Me voilà donc reparti en sens inverse, multicolore de rage / chaud / fatigue / envie d’aller aux toilettes. Je ne sais pas pourquoi mais cette fois ci le trajet a été nettement plus rapide, sûrement dû au fait que je ne me suis pas arrêté, tellement occupé à maugréer. De retour au point de départ, je me dirige vers la sortie puis jusque l'abris de bus où je décharge avec vigueur ma cargaison (non, ce n’est pas une manière détournée de dire que je suis allé aux toilettes). A croire que le chauffeur de la navette n’attendait que ça, il est arrivé à peine avais-je finis de m’alléger mais qu’importe, je me ré- harnache et nous partons jusqu'à ce fameux terminal 4.

Dix minutes de bus plus tard suivies d'un dédale d’escalier et d’un court trajet en "métro", (qui relève plus de la navette de l'orlyval) qui est gratuit LUI, j’accède enfin à ce terminal tant convoité, exclusivement dédié à Iberia et je ne sais trop quelle autre compagnie se rendant en Amérique de sud.

Maintenant c’est bon, je m’en vais directement et en courant à l'enregistrement des bagages. Une bonne chose de faite. Il est grand temps à présent de se réhydrater après avoir excessivement éliminé (là oui, je suis allé aux vespasiennes). Je pose donc mon séant dans un débit de boissons et m’y envoie une chopine salvatrice. Le temps passe et je m’interroge sur la durée de mes péripéties précédentes … c’est qu'il s’est quand même écoulé 2h30 depuis mon atterrissage dont 2h à se perdre et à errer. Pas de quoi s’affoler non plus, j’ai largement le temps de m’en jeter une autre petite hahaha (bah oui quoi ce serait vraiment pas le moment de souffrir de déshydratation) et de commencer à griffonner ces quelques mésaventures dans un fort joli carnet de voyage gracieusement offert par mes convives.

Il me reste maintenant 4h30 à attendre … pom pom pom … laaaaa la lalalala laaaaaaAAAA aa … (oui je fais moi-même la musique car je n’ai, bien sur, pas de quoi en écouter avec moi). Ah ! Plus que 4h29 … bon, je vais pas non plus m'en boire une autre, je risquerais de passer pour un alcoolique auprès du barman. Et bien, advienne que pourra, puisque nous avons du temps à tuer profitons en pour se cultiver et mettre à profit le fait que je sois en Espagne pour renouveler mon bagage grammatical et mon vocable transpyrénéens très largement défaillant. Je me rapproche de la porte d’embarquement et m’assieds auprès de personnes qui, semble-t-il, se rendent, eux aussi, à Montevideo. D’une oreille discrète et attentive je perçois les premiers signes d'une discussion ... tout d'abord déchiffrer le baragouinnage, c'est bien de l'espagnol, maintenant le sujet ... ah non, ils parlent football, j’y n’y connais absolument rien donc impossible de parasiter la conversation, cherchons ailleurs ... l’autre côté me parait plus approprié, ça parle voyage … en Europe … en France ! BINGO ! J’ai trouvé mon pigeon. Je me greffe mine de rien au bavardage d’un habile « Ah oui, tiens donc ! et où ça en France ? Parce que moi aussi j’en viens, figurez vous ! Et c’est parti, quasiment inaperçu, on croirait que j’ai fait ça toute ma vie.

Au bout du compte j’aurai fait la connaissance d’un certain Gonzalo qui est Uruguayen et qui a voyagé quelques semaines en Europe. Rapidement, il a deviné que je n’étais pas coutumier de l’espagnol sans toutefois réussir à dire d’où je suis natif. D’après lui, je tiendrais plus de l’accent brésilien qui parle espagnol plutôt que celui d’un français … Alors je sais pas si c’est un compliment ou non mais toujours est il que l’on discute de tout et de rien et que, ce faisant, l’heure tourne et il est maintenant temps d'embarquer pour 9h20 d’avion.

… À toute à l’heure …

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28 avril 2009

N´hésitez plus !

Il y a de nouvelles fotos à zyeuter dont un nouvel album que je vais m'efforcer d'enrichir au gré de mes balades citadines pour les amateurs d'art urbain.

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22 avril 2009

The travelling’s day and night and day …

Réveillé à 6h30 du mat, je sais pas si c’est le stress ouuu … nan nan pas de fausses excuses, c’est le stress, je tourne en rond, je vire, je regarde autour de moi, je re-tourne, je change de sens, tient … une impression de déjà vu … ah oui c’est le plafond qui n’a pas bougé depuis tout à l’heure GRRRRrrrrr ! Et bien puisque c’est comme ça je vais continuer de le regarder pendant encore au moins une heure, on verra bien qui est le plus intelligent de nous deux. Non mais Oh ! C’est pas un bête plafond qui va avoir raison de moi. Je continue donc de tournicoter dans tous les sens puis Basta (notez que j’introduis subrepticement les premiers vocables Ibériques). J’avoue qu’au final j'ai cédé avant lui mais j’aurais bien lutté, à charge de revanche, Maudit plafond ! Mais là n’est pas le sujet, je finis par me lever et accompagner Herr Zu Oberprut au petit déjeuner et bientôt Dâme Zuly qui nous rejoint autour de la table.

Derniers au revoir à Mr Zu Oberprut très émouvants et ultimes vérifications, de toutes façons il est trop tard et si j’ai oublié quelque chose, ou plutôt comme j’ai forcement oublié quelque chose, et bien je devrais le régler depuis Santiago ou alors faire sans.

Me voilà donc fin prêt, avec mes 2 sacs, la mallette à roulette et mon didj. Mais je vous entends déjà dire : « Fichtre, il m’est fort à penser qu’il va être bigrement emmouscaillé pour charrier solitairement l’ensemble de son tohu-bohu ! ». Si si, vous vous le dites comme ça, c’est sûrement pas moi qui utiliserai des expressions autant usitée, que diantre !

Ce que je ne vous ai pas dit, enfin pas encore, c’est que je ne me rend pas seul à l'aréoport (CF La cité de la peur), par bonheur, Dâme Zuly ne travaillais pas ce jour là et décida donc de m’accompagner jusqu'à mes derniers instant sur le territoire français. Décidement, quelle âme généreuse cette Dâme Zuly.

Nous partons donc, cahin cahant, sur le coup de 11h. Direction le tromé Place de la teuf (Place des fêtes en vrai mais ça reste un tromé), puis petit changement à Châtelet pour prendre le Réseau Express Régional (RER pour les intimes) qui nous passe juste devant le nez quand nous arrivons sur le quai. Nous attendons donc le suivant patiemment, qui n’arrive pas … toujours pas … comme ça pendant 10 minutes environ (qui m’ont paru une éternité) jusqu'à un message incongru de la RATP : « Mesdames et Messieurs, suite à un colis suspect, nous vous prions de bien vouloir évacuer le quai nº9 s’il vous plaît, le RER B passera désormais sur le quai nº11. Merci de votre compréhension.» … Rah les fourbes ! … Et bah pas loupé, c’est exactement le quai où je me trouve et le RER que je dois prendre, tout ça me parait de bonne augure pour la suite. Nous nous rendons bien évidemment sur le quai nº11 afin d’attendre de nouveau et de monter enfin dans ce fameux RER B à destination de Richard Antony. Une fois rendu, reste à prendre l’Orlyval … laaaaalalalala (d’un air guilleret et innocent) quand soudain, QUOIIIII !!! 7,40 € pour 10 pauvres minutes de trajet où y a 2 stations, enfin une suivie du terminus. Mais c’est qu’ils se touchent GRAAAAAVE à la RATP et ils aiment ça en plus mais bon, pas trop le choix, à moins de m’y rendre à pied mais là je risquerais de perdre le vol, je me soumet donc à l’obligation.

Après avoir grommeler suffisement, soit une bonne partie du trajet, nous arrivons à l’aréogare d’orly-sud à 12h30 soit 3h avant le décollage pour les vols internationaux pour l’enregistrement des bagages comme stipulé sur le billet. Pour être tranquille, nous nous dirigeons vers le guichet d’Air Europa, qui est … fermé … Et pour cause, une petite pancarte est affichée et nous notifie qu'en fait il n'était pas nécessaire d’arriver si tôt et que 2h avant aurait suffit. Rien de bien important. Nous en profitons pour passer le temps dans une brasserie dans l’intention de nous abreuver et de grignoter quelques croquignoles mais aussi pour papoter une dernière fois avec Dâme Zuly de vive voix et avec sa Maman (que je salue bien bas) par téléphone et que je me rende compte effectivement que ça y est, je pars. Ça peut paraître stupide au premier abord de dire ça sachant que ça faisait plus de 6 mois que c’était prévu mais tant qu’on a pas les pieds dans l'aréoport avec les sacs sur le dos et bien on ne s'en rend pas compte, tout reste abstrait, ce ne sont que des mots.

Il est temps maintenant de se défaire de ces affaires quelques peu encombrantes et de commencer à se positionner dans la file d'attente pour le «check-in » comme on dit dans le jargon de l’aréonautique. Petit à petit je me rapproche, quand, voilà mon tour. Pesée des bagages : Alors mon gros sac de 70 L --> 23 Kg (ah quand même !), la mallette à roulette -->10 Kg et là l’hôtesse me dit : « Mr vous avez droit à 20 Kg en soute, donc là vous êtes avec 13 Kg de surplus. Pesez votre bagage à main (sac de 35 L) pour voir si c’est moins lourd. ». Booon, je m’exécute et là le sac fait exactement le même poids que la mallette soit 10 Kg. De fait, ça ne change rien. A titre d’information, le kilo supplémentaire est à 12 €, le calcul est vite fait je vais devoir payer 156 € (lire Ceeeeeent ciiiiiinquaaaaaante siiiiiiiiiiix !!!!!!!) que je n’ai bien évidemment pas sur moi. Tout doucement, je blêmis. J’essaye d’expliquer ma situation en faisant comprendre que je ne pars pas me dorer la pilule en vacances mais bien que je m’expatrie, c’est pourquoi je n’ai qu’un billet aller simple et que je n’ai pas spécialement envie de débourser cette somme qui est l’équivalent d’un mois du salaire minimum au Chili. Alors je ne sais pas si c’est mon charme naturel inhérent qui a fonctionné une fois de plus (Hahahahaha) ou la présence de Dâme Zuly qui m’a porté chance mais figurez vous que l’hôtesse me tint à peu près ce langage (Toute ressemblance avec une certaine fable mettant en scène un corbeau et un renard est tout à fait volontaire) :


- «Sachez, cher monsieur, que l'avion n'est pas rempli.

Allez à l’embarquement bien en avance.

En usant de quelque peu de sournoiserie,

Vous dispos’rez de suffisement d’aisance.


Passez donc avec deux sacs et votre instrument,

Le paquetage restant, je m’en occupe.

Pour ce qui est de l’argent, je vous disculpe. »

- « Ayez gente dame, tous mes remerciements »


(Et en Alexandrin s’il vous plaît !)

Les bagages, c’est fait, non sans sueur froide mais je suis maintenant prêt à embarquer.Toutefois, une petite confirmation s’impose afin d'éviter les mêmes désagréments au départ de Madrid et de Montevidéo. Je m’en vais de ce pas me renseigner au guichet d’Iberia pour savoir à combien de Kilo j’ai le droit. Réponse, en soute, deux bagages de chacun 23 Kg, c’est formidable, et l’hôtesse d’ajouter « En fait vous n’aurez à ré-enregistrer vos bagages qu’à Madrid car voyez vous Madrid-Montevidéo et Montevidéo-Santiago c’est sur le même billet, bien que vous changiez de compagnie ». Encore mieux !

L’heure tourne et le moment de se quitter avec Dâme Zuly est venu (c’est en fait la dernière personne que j’aurais salué) … petit pincement …

Allons maintenant passer la douane avec tout le fatras. Évidement, le douanier me demande d’ouvrir mon sac d’un air suspicieux car il y aurait quelque chose de contendant. Soit, j’obéis malgré le fait que je sache pertinemment qu’il n’y ait rien et surtout que je vais en chier comme un russe (non je ne veux rien savoir de l’origine de cette expression ni même de l’état gastrique de nos amis soviétiques) pour tout remettre en ordre après. Le soit disant objet dangereux n’était autre qu’une bombilla qui n’a absolument rien d’effrayant, quand subitement un autre objet attire l’œil du douanier :

- « Et ça c’est quoi ? » dit-il d'un ton aussi agressif que curieux.

- « Aaaaah, ça ! C’est une boule de vérité (notez qu’il existe la version Simpson), vous posez une question fermée à voix haute, vous secouez et la boule vous donne la réponse, c’est infaillible ! »

- « Et ça marche pour tout ? »

- « Absolument tout, regardez. Est-ce que je vais louper mon avion pour arriver à Madrid ? »

Réponse de la boule « C’est bien parti. »

- « En effet, C’est crédible. »

- « Puisque je vous le dis. »

- « Bon …»

Et le voilà qui commence à tripatouiller et à demander - « Est-ce que je vais être augmenté bientôt ? »

Réponse de la boule : - « N’y compte pas. »

Et moi de rajouter : - « Vous voyez, je vous l’avez bien dit : In-fai-llib’ »

- « Oui bon, j’aurais pas du demander ça. » dit il avec le sourire revenu.

Puis il s’éloigne quelque peu, discute avec une collègue, lui montre la boule, pose une question et ils se mettent à pouffer de rire devant la réponse, puis vont voir un autre collègue, recommence le procédé etc… jusqu'à ce qu’ils se retrouvent à 5 autour de la boule à poser des questions chacun leur tour. Bon, je sais bien que c’est extrêmement captivant, voire abrutissant (j’en suis la première victime), mais voilà, j’ai quand même un avion à prendre et si je manque le premier je suis vraiment pas arrivé ! Tout doucement, il se rapproche et me dit - « Haha, c’est marrant comme truc ! »

- « Ouais hein ! C’est un cadeau que m’a fait un ami pour mon départ tellement je squattais la sienne. (Alors rend moi ça tout de suite !!!) »

- « Et vous partez où si c’est pas indiscret ? »

J’entend bien mais j’ai pas que ça à foutre que de te raconter ma vie 3 ou 4 fois dans le détail, déjà que je lutte assez pour refermer mon sac par ta faute alors je vais te répondre de manière claire et concise - « Je m’expatrie au Chili, envie de voir du pays. »

- « Ah d’accord. Et bien bon voyage. »

Pour l'embarquement, je me conforme aux conseils avisés de l'hôtesse, je monte quasiment le premier et je me dépêche de ranger mes bagages et de m'asseoir. Comme dirait le fameux dicton : « Ni vu, … ni vu !». Effectivement, l’avion n’est pas plein. Je me retrouve seul dans ma rangée et j'en profite pour m'étendre de tout mon long, il reste même une place pour mon didj.

Je ne sais pas si ils ont diffusé un gaz soporifique mais la moitié de l’avion dort au bout de 5 minutes et perso je résiste pas longtemps.

Cette fois-ci c’est parti pour de bon avec les 2 premières heures de vol en direction de Madrid

La prochaine fois qu’on se verra les gens, ce sera chez moi, à Santiago.

A suivre …

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10 avril 2009

Les derniers jours en France

Vous vous êtes forcement rendu compte, lecteurs fidèles et aguerris que vous êtes, que je n'ai toujours pas parlé de mon automobile depuis le début. Rassurez vous, je n’ai aucunement décidé d’éluder ce passage ni même d’en escamoter quelconque partie mais bien au contraire d’en faire un article à part entière car croyez moi, ça vaut son pesant de topinambour, Oui, j’ai dorénavant opté pour les féculents à l’apéritif car j’ai arrêté les cacahuètes suite à de sévères troubles entériques qui m’ont valu le titre de champion du monde de vitesse, toutes distances confondues, de sprintage aux latrines mais passons donc les détails intestinaux pour en revenir à l’essentiel.

Faisons un point, ensemble, sur l’état de mes affaires et je vous prierais d’être attentifs parce que c’est assez complexe. Nous sommes donc le 14 janvier et je me trouve sur Paris(<-- détail super important pour la suite). Mes papiers sont tous prêt ou en cours de faisage concernant la traduction, j’ai bénéficié de l’opportunité d’une visite Au vieux campeur avec un ami baroudeur qui lui est parti en Australie (kev1 en Oz un grand et lointain salut à toi l’ami) pour compléter mes ustensiles de survie et de camping. L’organisation est réglée, je partirai de chez Herr Zu Oberprut et Dame Zuly pour être plus près et ne pas avoir à me lever aux aurores (car vous savez à quel point j’aime ça). Mes sacs (un gros de 70L, un petit de 35L, une mallette roulante et mon didjeridoo) ne sont bien entendu pas terminés mais j’ai profité d’un aller-retour (la veille) pour en apporter quelques uns. Mes meubles sont tous vendus, certes pour une somme ridicule, mais au moins j'en suis débarrassé.

Pour ajouter quelques précisions utiles et comiques à l'histoire, il faut savoir que j'ai travaillé jusqu'au 12 janvier, de nuit, donc que je suis rentré du boulot le 13 au matin, que j'avais donc besoin d'un moyen de locomotion jusqu’au dernier moment. Aussi, pour vendre son véhicule, il est obligatoire de posséder un contrôle technique, que je n'ai pas, qui date de moins de 6 mois. J’ai donc pris rendez-vous dans le garage d’un ami près de chez moi pour le 15 janvier à 10h , au dernier moment bien entendu sinon ce serait trop facile.

Mais je vous sens confus alors reprenons chronologiquement et sans omettre la moindre broutille si vous le voulez bien et même si vous ne le voulez pas.

Je sors de travailler le 13 au matin, je tri et réparti mes affaires (pas facile de ranger 26 ans dans 3 sacs) ce qui me prend plus de la moitié de la journée sachant que je suis pas frais. Ensuite vient le moment de mettre ces fameuses affaires dans les dits sacs et de se rendre compte qu’il y en a 1000 fois trop, donc vidage, re-triage et re-rangeage. Après avoir bourré à grand coup de pied quelques unes de mes besaces, je me rend compte que je suis déjà en retard pour me rendre chez Sieur et Sieuse le Marrant afin de passer une ultime soirée en compagnie d’un excellent ami, que je ne nommerais pas Clément, venu du fin fond du pays du boulonnais jusque la capitale, sacré non vindiou. Il s’agit maintenant d’emmener ce qui est prêt et de venir rechercher plus tard ce qui ne l’est pas.

La soirée passée, nous voici donc le 14 janvier

Comme après tout bon veglione (moi non plus je ne connaissais pas ce mot avant de tomber dessus par hasard je vous rassure), le réveil est difficile et tardif mais qu’importe, alors une après-midi de délassage physique est bien méritée surtout que, d’un point de vue cérébral il n’en est rien.

En effet, il me faudra, durant ma pénultième journée, accomplir une liste de tâches digne des 12 travaux d’Asterix Hercule. Je devrais retourner à la maison qui rend fou de Fitz-james pour demander le laisser passer A38 imprimer les billets d’avion (facile), passer à la banque donner quelques papiers (rapide), passer à la gare acheter un billet de train pour retourner sur Paris, terminer mon grooooos sac (rien de bien dur), délivrer Thésée des enfers passer le contrôle technique (rien de bien sûr) et …vendre ma voiture (oui, je sais)… … en une journée (Bon ça va, on a compris maintenant !) enfin plutôt demi-journée ( J’AI DIT ÇA SUFFIIIIIIT !!!!!! )… … hum hum … … donc je disais, laisser mon véhicule à quelqu’un pour qu’il se charge aimablement de le vendre en mon nom et terminer par finalement prendre le dernier train pour Paris puis le métro avec le reste de mes bagages.

Brrreeeeeeefffff

Profitons donc de cet ultime moment de calme pour se détendre et l’apprécier à sa juste valeur avant de se mettre à courir pendant quasi 72h. En clair ZZZzzzzzzzzZZZZzzzzzz… jusqu'à ce que Mme Le Marrant rentre du taf et que l’on commence à se bouger pour emmener mes quelques bagages au domicile des Zu Oberprut et ensuite se rendre le soir venu dans un petit restaurant japonais, le dernier avant de partir, avec mes 4 hôtes, partenaires de galères, afin de se sustenter de sushis comme jamais. 

Repus, il est temps de regagner le domicile et de se quitter avec nos amis Les Marrant (…snif snif… excusez moi c’est un moment dur à passer … snif snif … ) afin d’aller clore l’œil quelque peu avant la journée de folie qui m’attend.

Nous sommes maintenant le 15 janvier.

Comme vous l’eussiez supputé, à l’instar de la veille, cette fois ci le levé est très matinal. Démarrage à 8h30, évidemment sur le péripherique pour sortir de Paris à cette heure là y a des bouchons donc je perd un temps précieux qui m’est plus que compté. J’arrive finalement vers 9h45 chez une amie, que je ne nommerais toujours pas Clément puisqu’elle s’appelle Anaïs, avec qui nous nous étions donné rendez-vous pour qu’elle puisse m’accompagner et me ramener du garage où je laisse ma voiture pour le contrôle technique de 10h00. Pendant ce temps là, nous en profitons pour faire toutes les petites choses sus-mentionnées (la banque, le billet de train, l’impression des billets). Une fois la voiture prête, vers les 14h00 (notez encore le temps perdu), je peux enfin aller terminer mon sac. Et là, chose ma foi somme toute invraisemblable, les affaires que j’avais préparé et déjà triées deux fois auparavant, se trouvent toujours être en surnombre. Forcement, je suis obligé de vider ce que j'avais rempli, de trier, encore, pour ENFIN réussir à fermer mon sac avec un chausse-pied tellement il est plein.

Ça y est, je suis fin prêt ! Sauf qu’il est 21h30 que je dois aller poser ma caisse chez Anaïs et Jah, manger un truc sur le pouce, enfin juste la première phalange parce que je suis pressé et prendre le dernier train pour Paris qui est à 21h56. VIIIIIIIIIIIIIIIITEEE !!!!

Mangeage en 4ème vitesse et départ de la maison à 21h51, RÔÔÔôôôhlololololololololo, je suis à la méga bourre !!! Tout juste arrivé à la gare le train est annoncé, traversage de passerelle, je monte, un petit bisous au revoir à Jah et Anaïs, une petite larmouillette et nous voilà parti pour de bon. ADIEU Picardiiiiiiiiiiiiie. Arrivée vers 23h30 ( oui il a fallut que je prenne le métro chargé comme une bourrique) chez les Zu Oberprut qui commençaient à s'inquiéter. Je pose mes sacs et je dors, instantanément.

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28 mars 2009

Le reste des restes, avec les abats, en vrac

Les choses se faisant à leur rythme, car il se trouve que pour une fois j'ai été assez prévoyant, quasi tous mes papiers sont fait à l'exception de la légalisation et la traduction mais ce qui est rapide à faire d’après une source amicale, ainsi que la vente de mes meubles et de ma voiture. Ceci étant dit l'annonce concernant mes meubles est publiée depuis déjà presque 1 mois après l'achat de mes billets soit environ mi-août et toujours rien, pas un coup de fil, juste une collègue d'un pote à qui j’ai vendu un fauteuil. Je me résigne donc en tout dernier lieu à les mettre sur ebay….avec un prix très attractif de 1€ chacun dans l'espoir que ça montera parce que bon, y a quand même un canap 3 places, un micro onde, une étagère, une armoire, un bureau pour pc et un table basse…toute ma vie étudiante est dans ces meubles, ça représente quelques choses... Soit, advienne que pourra. Nous attendrons donc une petite semaine impatiemment.

Une chose qui m’est apparue assez étrange mais en bien, ce sont les impôts. Non seulement j’ai été bien accueilli mais aussi très bien renseigné par quelqu'un de compétent et ce en un seul rendez-vous en un temps record de 25 minutes, attente incluse. Tout simplement incroyable. Là, je dis chapeau-bas parce qu’il faut bien reconnaître aussi quand tout ce passe bien sinon je vais passez pour un éternel insatisfait qui se plaint tous le temps donc voila c’est fait.

Nous voici maintenant début décembre. Il est donc grand temps de se mettre en condition physique pour se prendre une, que dis-je, une foultitude de bitures que je ne serais pas prêt d'oublier, bah oui, il faut bien préparer les fêtes de fin d'année, ça ferrait désordre d'aller se coucher à 22h00 le soir de noël devant toute la famille et encore plus de ne pas être au TOP le soir de mon dernier nouvel an, avant un bout de temps, en France . J'en viens donc à organiser une « petite » soirée fortement conviviale avec « quelques » amis. Pour que les choses soient claires, on va vite se retrouver à 35 personnes dans la petite maison de fitz-james  à foutre un bon bordel toute la nuit durant ou plutôt dès le vendredi soir jusqu'au lundi matin, Oui il faut se qu’il faut, on va pas se laisser abattre. J’en profite pour saluer très chaleureusement les invités surprises qui se reconnaîtrons j’en suis certain et tous ceux qui étaient là, encore merci pour ce joyeux merdier inoubliable et pour ceux qui n’y étaient pas et bien sachez que ce n’est que partie remise, au Chili pour la prochaine.

Après ces quelques jours à récupérer et à retrouver mon cerveau qui s’est éparpillé au gré des verres de rhum, je me remet une dernière série de bon coup de pied au cul en vue de terminer le nécessaire histoire de pouvoir m’en aller serein.

Aloooooors  qu’en est il de mes meubles… au premier abord ça a l’air d’aller j’ai reçu des mails comme quoi y a eut des enchères, reste à savoir combien et pour quels articles, direction ebay...... aaaaaah  tout de suite je me met à rire jaune, effectivement il y a des enchère pour tout, ce qui implique que tout est vendu, un poids en moins, par contre rien n'est allé plus haut que 7,5€ ... blasitude... dont le record, je vous le donne en mille, le canap qui est parti pour ……….…… (roulement de tambour maestro) …………… 1€ ………pow pow pow………..…bref …………changeons de sujet.

Il me reste, pour être complet, les ultimes papiers à légaliser puis à traduire. Pour ceux qui l’ignorerai, la légalisation consiste à faire certifier un diplôme, un acte notarié ou quelconque papier officiel comme étant véridique et émanant bien de l’administration émettrice car sans ça, cela reste un bout de papier sans aucune valeur internationale . Il suffit, pour cela, de se rendre au ministère des affaires étrangères dans la matinée avec les fameux documents, attendre…attendre…attendre, passer à un petit guichet, dire pour quel pays on souhaite la légalisation et hop, on gagne un coup de tampon numéroté pour la modique somme de 2€ par document. Et bien soit, rendons nous y ! (je dis ce que je veux je vous le rappelle).

Ah oui, forcement, c’est pas si simple. Déjà, il faut être sur place, ensuite réussir à se lever, l’éternel problème… et bien évidemment y aller un jour en semaine parce que c’est fermé le week-end mais surtout, ô comble de coïncidence, LE jour où je réussi à réunir ces trois conditions indispensables, forcement, le gars qui est mandaté pour nous servir de représentant officiel international qui a été élu par la majoritée absolue au deuxième tour des élections ( je sais que c’est fastidieux mais vous comprendrez que je me refuse à souiller mon blog de son nom déjà bien trop cité dans la presse et tout autant de le qualifier de « président de la république » ) décide de faire une cérémonie en l’honneur des soldats tués en Afghanistan. Donc je vous raconte même pas le merdier dans Paris et encore plus le mega giga gros bordel aux Invalides, juste exactement là où je dois me rendre. En clair c’est pas encore pour aujourd’hui. Mais bon, quelques jours plus tard j’arrive enfin, après de nombreux nouveaux essais, à obtenir cette légalisation. Merci à Dame Zuly pour l’accompagnage et le soutien psychologique jusque dans la salle d’attente..

Maintenant, la traduction. Ça aussi c’est drôle, vous allez voir. Déjà, keskekomment qu'on fait une traduction ? Non, il ne suffit pas de prendre son grand Michel ni même son petit Robert et de traduire soi même, mot à mot sur une feuille A4. A vrai dire je n’en savais fichtre rien avant de me retrouver dans cette situation. Je demande donc à mon ami Google si il y connaît quelque chose en matière de traduction officielle. Là il me sort un listing de 1 480 000 réponses. Je cherche, je cherche jusqu'à enfin trouver mon bonheur. Je tombe sur un site qui explique exactement keskekoi. Il s’agit donc d'envoyer ses documents à un traducteur assermentée afin qu'il fasse donc son travail et qu'il y appose son estampille ainsi que son cachet numéroté. Rien de compliqué (vous noterez qu’a chaque fois que cela commence ainsi, il s’avère que les choses sont toutes autres) juste a envoyer des papiers. Je commence ma prospection et je sollicite, via mails, plusieurs petites entreprises spécialisées dans la traduction de documents. Quelques jours plus tard (détail humoristique nous sommes déjà bientôt à noël ), les réponses arrivent ainsi :

 « Cher Mr Greg, nous avons bien reçu votre demande de traduction assermentée. Il vous en coûtera le somme de 37,5 € par page ( pour le moins cher, sachant que j’en ai 4, j’en suis à 150 € ……aïe, ça pique……). Vous pouvez nous régler par chèque ou par mandat postal. Sachez que vous recevrez vos traductions sous 15 jours ouvrés ( en clair pas avant 3 semaines) hors délai postaux, à partir de l’encaissement du montant dû. En vous remerciant bla bla bla merci au revoir. »

En résumant la situation, je dois envoyer un chèque de 150€ à un illustre inconnu, attendre minimum 3 semaines pour savoir si je me suis pas fais enfumé sachant que je pars le 16 janvier, que nous sommes le 20 décembre et qu’entre le 24 et le 1er ils ne travaillent pas...Il est donc très clair que je ne les aurais pas pour mon départ……… raaaaaaaaaaaaaah damned !

Donc sachez le, mes très chers et fidèles bibliophages, et pour tout ceux qui souhaiteraient faire de même, tout cela n’a rien de facile, encore moins de rapide et surtout cela à un coût exorbitant.

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13 mars 2009

Bravo la sécu

Toujours dans le même esprit, la sécurité sociale, sauf que cette fois j’étais bien éveillé et ça donne à peu près ceci :

- « Bonjour Mr »

- « Bonjour Mme, je viens vous voir car je compte m’expatrier au Chili et j'aurai voulu savoir jusque quand je suis couvert par la sécu française »

- « Oui, d’accord vous avez votre carte vitale ? »

- « Oui, tenez »

- « Aloooooooooooooooooooors, … laissez moi le temps de chercheeeeeeeeeer … Aaaaah voilà ! Donc Mr Greg, vos droits sont ouverts jusqu’au 10 octobre 2008 … »

- « Ah oui vraiment ! Parce que nous sommes quand même le 15 novembre 2008 et je travaille, donc je cotise et vous me dites que ça fait plus d’1 mois que je ne suis plus couvert ? »

- « Oui, en effet »

- « Mais normalement, comme je travaille, je suis couvert »

- « Oui, tout a fait »

- « Et vous trouvez pas ça bizarre ? »

- « Maintenant que vous le dites oui effectivement, c’est pas normal »

Alors je sais pas vous mais j’ai comme la vague impression d’être face à LA championne du monde toutes catégories confondues des galinacés décérébrées. Aucun échange, aucune réflexion, juste elle répond à tes questions mais pas plus. Ne pas s’enerver, tachons d'être précis.

- « Comment pourrais-je réouvrir mes droits ? »

- « En justifiant que vous travaillez en apportant une fiche de paye .»

Damned, je n’en ai pas avec moi. Un aller-retour Sécu-maison plus tard (oui je vous passe aussi les moments de salle d’attente qu’il ne faut surtout pas oublier car très important pour l’état psychologique):

- « Voilà ma fiche de paye ! Alors maintenant jusque quand je suis couvert ? »

- « Aloooooooooooors le temps de faire une photocopie et je vous le dis tout de suite ...................... euh ...... mmmmm ..... euh ……… tapote tapote tapote … … … euh … voiiiiiilàààà ……… jusqu'à décembre 2009 »

- « Aaaah je préfére ça ! »

- « Mais qu’est ce que vous allez faire au Chili ? »

Là, j’ai eut comme une incroyable envie de lui répondre « mais qu’est ce que ça peut te foutre !!!! » mais non, restons courtois…malgré tout. C’est pas de sa faute si elle est bête.

- «Bah comme je vous l’ai dit je compte m’expatrier »

- « Ah d’accord ……. Mais vous comptez travailler là bas ou pas ? »

Rhôôôôôôlololololololololololololololo, ma pauvre, toi t’es vraiment atteinte.

- « Baaah, oui, je compte m'installer là bas. »

- « D’accord, parce que si vous trouvez un emploi à l’etranger, vous dependez du regime du pays oú vous êtes mais plus de celui de la sécu, alors il faudra nous le signalez au plus vite pour qu’on coupe vous droit ici. »

- « Ok c’est ça ouais, vous pouvez compter dessus (A prendre bien evidement avec moulte ironie, ce qu’elle n’a pas compris.) Aussi un dernier détail, j’ai vu ( sur le papier que je lui tend ) qu’il existe une caisse des français expatriés, pour ceux qui desirent continuer à cotiser pour etre couvert par la sécu et avoir de meilleur remboursements à partir de l’etranger. Sauriez vous comment ça se passe ? »

Et alors là, je m’attendais à tout sauf à ça, heureusement que j’étais assis, accrochez vous bien. V’là la réponse qui tue (Absolument véridique).

- « Ah non, désolée, je peux pas vous aider. Pour ça il faudrait que vous alliez directement vous renseigner à la sécurité sociale »

Oui je sais ce que vous vous dites, pas besoin de lui passer une deuxieme couche à celle là, elle en tient déjà une bonne.

- « !?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?!?! ............ euh .............. d’accord, merci du conseil. Au revoir »

- « Au revoir et bonne chance »

Incroyable, n’est il pas ? Imaginez vous bien ensuite la franche partie de gaudriole dans la voiture sur le chemin du retour.

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